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Prélude:

L'éternité


La bougie chassait avec peine la noirceur de la chambre. Dans l'obscurité de la nuit, on ne distinguait presque aucune forme. La lune, cachée par d'épais nuages menaçants n'appris jamais les terribles évènements de cette soirée. Le Calme régnait. Aucun bruit ne s'élevait. Aucun murmure. On aurait dit que la nature toute entière s'était accordée à cesser de vivre jusqu'à ce que les fouets de l'Aube viennent déchirer l'obscurité, et chasser la mort de ces lieux. Encore fallait il que l'aube arrive. Quelle heure était il ? Impossible de le savoir. Après tout, peut être que le temps était figé... La flamme de la bougie, ultime source de vie dans cette chambre à coucher persistait toutefois à vouloir vivre encore et toujours, malgré les assauts de la pénombre. Mais oui ! c'était évident ! le temps continuait de s'écouler, puisque la taille de la bougie diminuait d'heure en heure. Moi, je la regardais fixement. Je ne voulais pas penser au moment où elle s'éteindrait... Une main passa devant la flamme, se referma sur elle. Le silence oppressant se renforça d'autant plus, tandis qu'un froid glaçant se répandit dans toute la pièce.

J'étais terrifié ! Il ne pouvait pourtant y avoir personne, la porte était fermée de l'intérieur. je voulu crier, mais je n'y arrivais pas ! mon corps tout entier était pétrifié ! Il y avait quelqu'un dans ma chambre ! qui ? Mais QUI ! impossible de savoir, la seule source de vie venant de mourir sous mes yeux... Et j'allais mourir à mon tour ! c'était sûr ! je n'avais plus qu'à attendre que la personne s'approche, qu'elle prenne ma vie.
J'entendrais au moins le son de ses pas, je l'entendrais s'approcher, j'entendrais le plancher craquer sous le poids de l'assassin, tel un glas funèbre. J'attendis. Rien. Toujours Rien. Un éclair retentit dehors, une lumière perça l'obscurité de la chambre... Rien ! Rien ! Il n'y avait plus Rien ! A l'endroit ou une éternité auparavant se trouvait quelqu'un, il n'y avait plus âme qui vive. Mon c½ur battait tellement fort, qu'il semblait vouloir s'échapper de ma poitrine ! Comment quelqu'un pouvait il disparaître, sans aucun bruit ! C'est impossible.
Mon regard se tourna vers la fenêtre, et je vis ce que je redoutais le plus : le néant. Il n'y avait personne. Ou plutôt, plus personne... Je commençais à me relever sur mon lit, baignant dans ma transpiration, quand une voix me murmura à l'oreille « Niflheim».
Cette fois-ci, je pensais plus à crier. Un hurlement perçant s'échappa pourtant du plus profond de moi. –OUVREZ !!!- . Alerté par les cris, quelqu'un tapait à la porte de ma chambre. C'était la servante. Elle tapait de toute ses forces, car la porte était verrouillée de l'intérieur. Heurtant toute sorte d'objets, tel une tornade, je parvint tant bien que mal à ouvrir la porte, et à laisser entrer dans ma chambre les trois personnes qui se trouvaient sur son seuil.
Pas encore remis de mes émotions, je mis quelques instants à m'apercevoir que les deux personnes accompagnant la servante étaient le Jardinier, et mon frère. La chambre maintenant éclairée, il devenait évident que personne n'avait pu s'y trouver, à part moi. En effet, les porte et les fenêtres étaient verrouillées de l'intérieur...
- Monsieur, vous avez sans doute fait un mauvais cauchemar - s'empressait de dire la servante pour apaiser mes craintes. Mais moi, je savais, je savais que quelqu'un. Ou plutôt quelque chose s'était trouvé dans ma chambre, sans que je puisse en découvrir l'identité. Eprouvé par cette nuit d'angoisse, j'allais à la cuisine boire un verre d'eau, et j'apercevais, enfin, les premiers rayons lumineux de l'aube, chassant l'obscurité en une gigantesque bataille rangée. Les cohortes de lumières perçaient déjà l'avant garde de l'obscurité, et pénétraient dans la cuisine par la fenêtre. C'était finit. Du moins pour le moment. Mais l'obsession de cette main, se refermant sur la flamme de la bougie m'empêchait encore de réfléchir convenablement. Que signifiait ce mot... ?
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# Posté le dimanche 11 octobre 2009 07:29

Kosovo je Srbija!

Partout à la télé dans les journaux on vous parle de l'indépendance du Kosovo comme l'accès d'un peuple "martyr" à l'indépendance... Nulle part, on ne replace "l'affaire" dans son contexte. Nulle part on ne vous donne un réel point de Vue Serbe, construit. On se contente de dire que les serbes ne sont pas contents... Les serbes sont invisibles dans les médias occidentaux, or les absents ont toujours tort! La serbie, un allié traditionnel de la France a été trahie. Aujourd'hui, sous un tapage de propagande, les français ignorent même ce qu'est le Kosovo! Sans vouloir faire polémique, voici seulement un aperçu de ce que représente le Kosovo pour la Serbie.
Pour bien comprendre, essayez d'imaginer Paris. Paris et son histoire... qui s'étale sur plus de 20 siècles! Comment imaginer, comment séparer l'Histoire de la France de celle de Paris ? quand on parle de la France, on pense à la révolution française, à la commune, au siège de Paris en 1870, à un Paris qui réchappe de la destruction en 1944, et bien plus encore! La liste est bien trop grande pour tout mettre, sans rien oublier. Quand on parle de la France à un étranger, il l'associe automatiquement à Paris. Maintenant, essayez d'imaginer la France, votre France, sans sa capitale. Imaginez Paris indépendant du reste de la France. C'est, de façon un peu imagée à peu près ce qui c'est passé pour le Kosovo Serbe. On pourrait dire que le Kosovo est à la Serbie ce que Paris est à la France. Le Kosovo, c'est le centre de l'histoire, de la culture, de la population de la Serbie. Du point de vue des lois internationales, le Kosovo reste Serbe.
Mais de "grandes" nations du monde, au dessus des lois et par pur intérêt, se sont fait un plaisir après avoir contribué à détruire la Yougoslavie de tenter de ravir le Kosovo à la Serbie.
Pourquoi ? Parce qu'une Yougoslavie éclatée en petits états est plus facilement manipulable au sein de l'Europe qu'une grande Yougoslavie qui serait venue concurrencer, contredire, s'opposer aux pays moteurs de l'UE. des Pays comme la France ou l'Allemagne, meneurs européens n'ont pas intérêt à voir apparaître des états à leur côté dans l'UE, et qui pourraient les contredire grâce à leur puissance.
Je vous invite à aller voir sur une carte les pays qui sont en faveur de l'indépendance du Kosovo, et ceux qui sont contre. là tout se dessine clairement. On voit apparaitre les intérêts de chacun.
On retrouve toujours les mêmes: la "Triade" (E.U., Europe, Japon) et plus ou moins ses alliés sont en faveur de l'indépendance, tandis que dans une grande majorité, la Russie et les ex-républiques soviétiques, les NPI et une grande partie du tiers monde se prononcent contre cette indépendance...
Qui a la capacité de profiter de la chute de la Yougoslavie, et de l'indépendance du Kosovo ? Les pays de la Triade, qui peuvent à présent profiter politiquement de cette destruction ou encore aller installer leurs intérêts économiques dans ces pays affaiblis économiquement.
Qui se prononce contre l'indépendance du Kosovo ? majoritairement des pays anciennement colonisés qui ont bien perçu la man½uvre effectuée par les pays de la Triade pour s'approprier cette partie du monde, ou encore des pays qui s'opposent tout simplement à la politique néo-colonialiste engagée par le "libéralisme" occidental.
peut-on avoir le culot de dire qu'une telle division du monde entre pro-indépendance et ceux qui sont contre est le fruit du hasard ? interrogez-vous! faites bien attention aux intérêts de chaque état, à leur histoire et leur politique sur le plan international, et vous y verrez peut être plus clair sur cette abbération au sujet du Kosovo!
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/23/Kosovo_relations.svg

Ah... mais peut être vous a t-il semblé que je parlais avec un léger parfum de fatalisme, comme si les choses étaient irrémédiables... Mince! Ce n'est pas mon Etat d'esprit! Sachez qu'à ce jour, l'indépendance du KOSOVO N'EST PAS! L'affaire est encore en jugement devant un tribunal international. Le Kosovo est pour le moment toujours Serbe, et il nous appartient à tous, d'aider à notre façon, la Serbie à garder son c½ur historique.
Voici une pétition pour ceux qui penseraient comme moi, mais je vous engage à ne pas la signer à la légère et à vous intéresser au problème du Kosovo si ça n'est pas déjà fait! C'est complexe et le problème en question est très sérieux! Ce n'est pas un simple sondage sur la dernière réforme à la mode, loin de là!
http://www.thepetitionsite.com/petition/905791187


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# Posté le mardi 28 juillet 2009 16:27

Modifié le samedi 01 août 2009 15:32

ouf! enfin l'été! =)

ouf! enfin l'été! =)
Sirène

Voici venu le temps des baignades. Sirène, envoûte-moi de ton impitoyable chant doucereux.
Ta courbe, aussi fine qu'un roseau, forcerait à l'admiration n'importe quel chêne centenaire
L'été venu, soleil et champs de blé ne rivalisent point avec une rivière d'or telle que tes cheveux.
Les cigales chantent et leur belle mélodie ne sait trouver écho dans ta voix qui m'est si chère
-Mais misérable humain ; je t'ai déjà envoûté...

# Posté le vendredi 19 juin 2009 04:19

Modifié le vendredi 19 juin 2009 04:30

Festival cinéma 2009 dans ma ville...

Festival cinéma 2009 dans ma ville...
ça y est... le festival du cinéma finit, les rapports notés et rendus, j'ai enfin la satisfaction d'avoir eu ma note! (bonne je vous rassure!^^) C'est donc pour moi l'occasion d'une petite rétrospective sur le thème du festival 2009! v'là l'étude que j'en ai fait autour de son thème: celui de la route.

LA ROUTE.

Différentes définitions lui sont données dans les dictionnaires, mais aussi variées soient-elles l'importance d'une route, elle, ne change pas. Elle est la même pour tous.
La route : Nom féminin singulier. Ligne de communication, voie de trafic
Seulement, voilà. Après avoir assisté au festival du cinéma d'Alès, je ne pouvais me contenter à cette définition réductrice. Cela voudrait dire que je n'y ai rien appris... Cherchons une autre définition.
La route : Chemin suivi ou à suivre pour aller d'un point à un autre.
Voilà une définition bien meilleure, car plus généralisante ! S'il y a bien une chose qui m'a marquée lors de ce festival du cinéma, c'est les significations que pouvaient prendre le mot route. Au delà d'un revêtement d'asphalte, une route c'est avant tout un chemin parcouru. Parce que l'homme est l'être du mouvement par excellence, il a besoin de bouger constamment. D'un point de vue physique bien sûr, mais pas seulement. La vie ne s'arrête pas qu'aux apparences et fait aussi et surtout de la route le symbole d'un chemin spirituel, psychologique, sentimental, parcouru par chacun de nous. Et puis si l'on suit la définition choisie, la vie n'est elle pas une route en elle même ? Nous partons d'un point (naissance), nous vivons (parcours pendant lequel on est appelé à évoluer), et nous arrivons à destination(la mort). Enfant et insouciant, la route est facile à parcourir, puis avec une prise de conscience croissante avec l'âge, chaque kilomètre devient plus dur que le précédent. Sur la route, tout homme est par conséquent appelé à changer, et c'est l'une des choses les plus pertinentes ayant retenu mon attention lors de ce festival. Par ailleurs, un film en soi n'est-il pas une forme de route ? Car après tout, le but du cinéma reste bien de transporter le spectateur dans une fiction... La route, présente sous toutes ses formes n'aura finalement pas manqué au rendez-vous, et je l'ai perçue de différentes manières selon les films.



Certains réalisateurs décident de traiter du thème de la route avec plus ou moins de légèreté, mais elle prend dans beaucoup de films un sens particulier, et c'est souvent en la parcourant que le héros est appelé à évoluer.
Si dans certains road-movie comme Duel de Steven Spielberg, la route (au premier degré) n'est que le lieu de l'action qui sert d'outil à la transformation psychologique du héros, elle y est traitée de la façon la plus brute qu'il soit et apparaît physiquement dans l'action. Même si ce n'est pas une généralité, d'autres réalisateurs décident de traiter le thème de la route par une représentation plus métaphorique.
Dans le film Heima, la route est certes présente physiquement à travers la tournée nationale du groupe de musiciens, mais aussi au travers de leurs chansons : chaque composition est un véritable voyage où chacun se sent comme transporté par la musique dans les décors naturels (magnifiques) du film. Le voyage imaginaire est selon moi parfaitement réussi dans cette ½uvre, qui permet de s'évader dans l'inconscient, pour l'espace d'un instant, ce qui est évidemment une forme de voyage, de route imaginaire.

Un bon exemple serait celui de Valse avec Bachir... Ici, nous sommes bien loin des « gros durs » de Mad Max qui s'affrontent sur la route dans des courses poursuites infernales. La route que parcours le héros du film de Ari Folman, c'est celle de son passé... par des flash-back, le personnage reconstitue peu à peu son vécu, jusqu'à son ultime destination : se souvenir des massacres de Beyrouth dont sa mémoire n'a gardé aucun souvenir. Ici, c'est une route introspective que nous suivons, et tandis que nous commençons avec un homme amnésique à la recherche de son passé, donc d'une action personnelle et centrée sur le héros, nous arrivons à un « devoir de mémoire » universel à la fin du film. La distance parcourue par ce film est donc grande ! Il nous montre parmi d'autres choses que de victime, un peuple peut rapidement devenir bourreau s'il oublie son passé.
Dans Le temps des gitans, c'est le personnage central qui est appelé à changer au cours du film. Par la force des choses, il se voit contraint de devenir malhonnête dans le but de réussir et d'épouser la femme qu'il aime. Au contact de sa famille, Perhan est un jeune homme plein de valeurs, mais lorsque sa route le conduit en Italie, ses valeurs vont être chamboulées par un mode de vie illégal qu'il ne connaissait pas. Preuve que si nous sommes tous appelés à évoluer au cours de notre vie, nous ne suivrons pas forcément le même chemin.
Mais d'autres visions de la route sont possibles, celles qui sont abordées dans le Grand voyage par exemple montrent selon moi parfaitement les multiples aspects d'une route. Effectivement, les personnages en suivent plusieurs à la fois. Une physique : leur trajet à travers les pays jusqu'en Arabie Saoudite, mais aussi une route entre les générations, sorte de réconciliation, de reconstruction de « ponts » entre un père et son fils, malgré la différence d'âge et de mentalité, et enfin, un troisième chemin, plus spirituel : celui qui consiste à aller purifier son âme à la Mecque. Sorte de voie vers la paix intérieure. C'est parce que tous les aspects de la route sont abordés dans ce film que je l'ai vraiment apprécié, en plus de la qualité de sa réalisation. Même si visiblement peu de liens rattachent ces deux films, le thème de la quête de paix intérieure avant la mort par le pèlerinage, m'a vraiment rappelé le personnage de Nishi dans Hana-bi, puisque lui aussi cherche à rendre heureux les derniers instants de sa femme en partant avec elle sur les routes du Japon dans un voyage important à ses yeux par son aspect spirituel.


Si les routes sont plus ou moins longues, plus ou moins différentes aussi, toutes sont l'occasion d'un changement. Si le spectateur sort changé d'une salle de cinéma, si le film qu'il a vu est arrivé à le transporter au beau milieu d'un univers fictif, c'est parce que le septième art est une forme de route en soi. Chose qui m'aura paru évidente lors de ce festival organisé autour de ce même thème. Des road-movies, où la route emporte les personnages dans un univers qui lui est propre, nous en aurons vu !(Mad Max, Christine, Duel, Aaltra,...).
Mais d'autres routes seront apparues à l'écran, parmi les plus marquantes on retiendra celle d'un être à la recherche de son passé, de ses racines (Valse avec Bachir, voyage en mémoire indienne) ou celle qui n'aspire qu'à une forme de paix intérieure, et qui sera perturbée par des éléments extérieurs (Hana-bi, le Grand voyage ou encore Jeremiah Johnson dont le héros part vivre isolé du monde des hommes). Mais il est aussi possible de se lancer sur une route sans avoir une destination arrêtée... C'est ainsi que le spectateur a pu se lancer dans des « ballades », des errances sans but initial précis (par exemple Zabriskie point ou encore La ballade sauvage, qui s'est selon moi beaucoup illustrée dans ce domaine, notamment en « recréant » un héros américain symbole d'une jeunesse en désarroi : James Dean).
La thématique de la route peut prendre des buts très divers, et être représentée de multiples façons à l'écran, et lors de ce festival, les routes aussi variées soient elles n'auront pas manqué au rendez-vous, pour le plus grand bonheur des spectateurs...

# Posté le mercredi 20 mai 2009 14:48

Modifié le mercredi 27 mai 2009 15:51

petite pause

Ben tu vois, Même moi, J'ai craqué J'ai glissé, Quelquefois.
Qu'est-c' tu crois ? Qu' j' suis en bois ? Qu' ces pisseuses, Aguicheuses, Me laissent froid ?
Même moi, Qu'est-c' tu crois ? Qu' j' suis un ange ? Qu' ça m' démange, Pas un peu ?
Déteste-moi, Mon amour, J'aimerai ça, Pas toujours, Mais un peu.

Mais me jette pas
J' suis consigné chez toi
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi

Tu r'marqueras, Qu' j'ai pas nié, Pris la main, Dans l' panier, J'ai avoué,
J'ai pas dit, C'est pas moi, Cette fille j' la, Connais pas, mais J' la connais,
Après tout, Tu t'en fous, Tu savais, Qu' la vie est, Dégueulasse,
Que l'amour, Dure toujours, Et qu' c'est là, Qu'est parfois, L'angoisse.

Mais me jette pas
N'existe pas sans moi
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi

T'as raison, Les hommes sont, Des salauds, Des pas beaux, C'est pour ça,
Que j' préfère, Les nanas, J' les préfère, Un peu trop, Quelquefois,
Tu m' dis qu' toi, C' que t'aimes pas, C'est l' mensonge, Que ça t' ronge, Et qu' tu meurs,
Moi c'est la, Vérité, Qu' j' trouve triste A pleurer, Et je pleure,

Mais me jette pas
J' me f'rai tout p'tit, tout plat
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi

Y a pas d'ange, Sur cette terre, A part dans, Les cimetières, Les églises
Y a qu' des types, Comme il faut, 'Vec leur bite, Leur couteau, Sous la ch'mise
J' suis qu' un mec, Fais avec, Mais fais pas, Comme moi, Mon amour
Où à peine, Pour t' venger, Mais sans haine, Sans regret, Sans amour

Mais me jette pas
Moi non plus je m'aime pas
Me jette pas
Ou jette-toi avec moi

# Posté le mardi 12 mai 2009 13:03

Modifié le mercredi 20 mai 2009 07:02

Charognards

Qu'est-ce que c'est con quand même la vie ! On naît, on vit, on meurt.
Pourquoi le Paradis n'existe pas ? Parce qu'après la mort, il est sensé y avoir la vie éternelle... Sauf que par définition l'éternité n'a ni début, ni fin... peut-elle donc commencer après la mort ? bizarre !

# Posté le mercredi 06 mai 2009 05:54

Banalités

Banalités
Demandez-moi de décrire l'existence humaine, je vous répondrais qu'il y a plus de philosophie dans un verre de bière que dans toute une vie.

L'homme passe sa vie à vouloir changer le monde.
Au final, c'est toujours le monde qui finit par changer l'homme.

Mon vivre à moi, c'est une balade irlandaise où le héros il meurt à la fin.

Perdido en el siglo. A quoi bon peindre les choses par des mots, si personne n'arrive à s'entendre ?

Chacun se bat pour ses intérêts. Jungle. Panier de Crabe. Qui dirige tout ça ? On s'entretue.

A quoi bon philosopher sur des sujets dont on n'aura jamais les réponses.

Après tout, à quoi bon écrire pour raconter ce que tant d'autres ont bien mieux dit avant moi.

Monde haineux, prépare toi à la guerre.

# Posté le mardi 28 avril 2009 17:48

Modifié le mercredi 29 avril 2009 15:01

Pierre! Présent!

Pierre! Présent!
Prends garde, prends garde à chaque instant. Ce mot ! là ! celui là même que tu es en train de lire ! trop tard, il est passé ! en voilà un autre ! voilà ce qu'est le présent ! Le présent est à la fois présent et intemporel.
Il est à l'homme ce qu'est le 0 est à la courbe exponentielle.
0, ce nombre entier que personne n'atteindra jamais. Il existe, il est bien là, mais on s'en rapprochera à l'infini sans jamais l'atteindre totalement. On ne fera que s'en rapprocher de manière toujours plus précise, mais sans y arriver. Pourtant, on peut imaginer sans trop de peine que le 0 existe bel et bien, puisqu'il est le milieu entre 1 et –1. Dans un calcul, le 0 désigne ce qui est nul : on n'est pas dans les positif, on n'est pas dans les négatifs. Mais si on n'a jamais atteint le 0, comment expliquer que 1 – 1 = 0 ? On part du principe que le 0 existe, car il situe le milieu entre deux mondes opposés. L'homme est un être qui fonctionne avec des valeurs, il colle des représentations abstraites à son monde. De même, l'homme symbolise le néant par le 0, c'est à dire lorsque l'on ne possède plus rien qui n'appartienne à notre échelle de grandeur. Mais à quel moment intervient le véritable 0 , celui qui relève de la plus petite échelle de grandeur possible ? Lorsque l'enfant a perdu sa dernière bille au jeu ? lorsque un grain de sable se détache de la bille perdue ? Lorsqu'une molécule est éjectée de ce grain de sable ? Lorsque ça sera le tour d'un atome, puis d'une autre chose un million de fois plus petite qu'un atome ?
Le 0 représente le néant, mais il ne s'agit que d'une notion, car nous repoussons sans cesse les limites de ce néant. Le 0 comme on l'entend désigne donc le bref instant où il n'y a plus rien, mais ce « rien » dépend de nos moyens de mesure : cet instant ne peut être atteint, car chaque fois qu'on pense l'avoir atteint, on se trouve confronté à la présence d'une matière à une échelle de grandeur inférieure, or cette présence de matière aussi infime soit elle, empêche de dire « on est arrivé au 0 ».
Malgré cela, si ce non-chiffre n'a jamais pu être observé en tant que tel, on sait qu'il existe.
Pour moi, le 0 est une sorte de présent. L'homme croit vivre l'instant présent, mais il ne fait que regarder le temps qui passe, à son échelle. Le présent est il une heure, une minute, une seconde, un millième de seconde ? l'homme n'a fait que se « rapprocher » du présent en l'étudiant à l'échelle de temps inférieure, mais ne l'a pas atteint. On commence le mot présent et on le finit dans le passé. Si l'homme essaie de se rapprocher toujours plus de l'instant présent, il ne l'atteint jamais vraiment. Pourtant, il admet son existence, car chaque homme a un passé, un avenir et qu'il y a forcément quelque chose entre ces deux notions.

# Posté le dimanche 19 avril 2009 16:42

Modifié le mercredi 29 avril 2009 15:07